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Sleeping Beauty [Sorah]

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Overland de Lioncourt
BEING BADASS AIN'T EASY
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ϟ ÂGE : 18 ans
ϟ ALLÉGEANCE : Les de Lioncourt vu que je suis moi même un
ϟ BUT : Célibatairement en proie à un sentiment que je refuse pour un beau demi-vélane ...
ϟ EPOUVANTARD : Ce dit demi-vélane, Sorah, en train de mourir sous mes yeux.
ϟ PATRONUS : Un paon
ϟ MIROIR DU RISED : Moi dans les bras d'un homme que je pense reconnaître ... une bague à l'annulaire.


LOVE IS A REVOLUTION
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JOURNAL INTIME:
MessageSujet: Sleeping Beauty [Sorah] Jeu 14 Aoû - 11:22

Je dois avouer que je ne savais pas trop ce qui m'avait pris … Je le suivais comme ça, oubliant tout le reste, ne voulant juste pas le perdre une seule seconde des yeux. Ce que je faisais ? Et bien disons que cela faisait à présent une bonne demi-heure que j'observais Sorah de loin, alors que je devais normalement rejoindre des amis à la base, et que je le suivais dans chaque couloir, restant toujours hors de son champ de vision, afin de savoir ce qu'il faisait, qui il allait voir et surtout qui le regardait. Putain je me détestais pour ça … pourquoi avais-je une telle obsession ? C'était une prostitué, un foutu hybride que j'avais pu me taper tout l'été sous prétexte de l'éduquer, alors pourquoi je le désirais toujours autant ? Que ces demi-vélanes soient damnés ! À tous les coups c'était son foutu charme qui me rendait aussi dépendant, tout était sa faute, uniquement sa faute à lui, j'étais normal moi mais ensorcelé ! Enfin … Ce n'était pas non plus quelque chose que je pouvais assumer, être ainsi manipulé par un être aussi inférieur .. Non, il n'était rien à mes yeux, il n'avait absolument aucun effet sur moi, je ne faisais que surveiller ma marchandise, le joyaux de ma collection et regardaient si il y avaient de possibles clients intéressants à qui je pourrais proposer ses services … Ouai voilà, c'était ça ! Et si je voulais je pouvais tout à faire partir et retourner à mes occupations … Après l'avoir suivit encore un peu du moins.

C'est ainsi que je me retrouvais à me rendre aux écuries. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire là bas ? Pas comme ci il faisait de l'équitation, du moins pas à ma connaissance. Les seules chose qu'il montait c'était … Enfin bref il n'était pas très chevaux ni pégases normalement, cela dit je ne le connaissais pas tant que ça en réalité, je me rendais même compte que je ne le connaissais quasiment pas ! Cela dit qui voudrait connaître l'histoire d'un hybride vendant son corps, hein ? C'était totalement inutile en plus d'être stupide et insignifiant. À la limite la seule chose qui pourrait représenter un quelconque intérêt c'est son … Non attendez, ça n'a même pas de pedigree, surtout pour un hybride. Donc juste la beauté physique, la docilité et surtout la santé, le reste était strictement sans importance ! Je ne voulais pas savoir qui il était, ce qu'il aimait, quelles sont les choses capable de l'apaiser, les geste capable de le faire frisonner, l'odeur pouvant l'emporter au loin, le rêve qui le faisait continuer, l'histoire qu'il préférait … Non, je ne voulais pas savoir tout ça, non ! … Je ne voulais pas …

Finalement, ne le voyant plus, je décidais de manger la dernière distance, si il était toujours là du moins, le cherchant frénétiquement, n'aimant pas du tout ne plus l'avoir sous ma surveillance. Alors que je sentais mon cœur s'accélérer, prêt à paniquer si je me rendais compte que je l'avais perdu, un léger mouvement attira mon attention vers un des boxes vide, du moins que je pensais vide. En effet, au fond de celui ci se trouvait cette petit forme allongée, Sorah, ayant décidé de piquer un somme semble-t-il ! Bon, pendant nos séances durant l'été j'avais bien appris qu'il avait cette fameuse maladie qui le poussait à s'endormir sans raison, mais je préférais me dire que c'était sa faute, ainsi au moins je pouvais l'engueuler et le maltraiter en ayant un semblant de raison pour cela. Même si en réalité même quand je n'avais aucune raison je me montrais tout à fait exécrable avec lui, lui en faisant baver toujours plus. Et aujourd'hui ce n'était pas prêt de changer.

Pour cause, alors qu'il dormais je m'éloignais un peu, cherchant quelque chose de bien particulier. Après avoir fait un peu le tour je trouvais enfin l'objet de mes désirs ! De quoi s'agissait-il ? D'un seau tout simplement et déjà remplit d'eau en plus ! Enfin cela semblait dater, l'eau étant croupie, ce qui rendait la chose encore bien meilleure ! Je prenais donc le seau, non sans dégoût, et rejoignait ce foutu flemmard. Alors je le déversais directement sur sa tête, non sans un sourire en coin, le balançant ensuite au sol.

« Alors princesse, on pique un petit roupillon en attendant le prince charmant ? T'as pas compris que c'était pas pour toi ? »
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Sorah Cohen
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OVYRAH ∞ i'm crying out, i'm breaking down. i am fearing it all, stuck inside these walls. tell me there is hope for me. is anybody out there listening? can't you hear my call? are you coming to get me now? i've been waiting for you to come rescue me. i need you to hold all of the sadness i can not, living inside of me.


ϟ ÂGE : Dix-huit ans
ϟ ALLÉGEANCE : Les rebelles
ϟ BUT : Une seule et unique personne jusqu'à la fin de ma vie comme tout demi-vélane. Un jeune noble que je devrais haïr...
ϟ EPOUVANTARD : Des chaînes enserrent lentement mes poignets. Et lorsque je suis leur trajectoire sinueuse sur le sol, je vois Alys, mon petit frère, enchaîné en face de moi. Il pleure, il se débat. Et je ne peux rien faire pour le sortir de là, ou même le consoler.
ϟ PATRONUS : Un once (léopard des neiges)
ϟ MIROIR DU RISED : Ma mère et mon frère qui rient et courent au bord du lac de mon enfance, alors que, assis plus loin, je sculpte une magnifique baguette magique. Un homme est installé avec moi, mais je ne peux pas voir son visage car il me tourne le dos...



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MessageSujet: Re: Sleeping Beauty [Sorah] Ven 22 Aoû - 23:34



Les mots se brouillaient sous mes yeux. Pourtant, je ne laissais aucune larme s'échapper. A chaque nouvelle lettre, c'était la même chose. Alys me suppliait de venir le voir aux prochaines vacances, après m'avoir raconté chaque détail important de son quotidien, afin que je ne rate rien de sa vie, comme si j'en faisais toujours partie. Je lui manquais, terriblement. Et il me manquait plus encore. Mais il devrait attendre d'intégrer Poudlard l'an prochain avant de pouvoir me retrouver. Cette décision me rendait malade, mais j’étais incapable de rentrer chez moi en sachant que j’allais me retrouver en face de mon père… Après sa trahison j’étais incapable d’affronter son regard comme si rien ne s’était passé, et de ne pas lui cracher ma haine au visage. Mais surtout, je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie, c'était déjà bien assez douloureux comme ça. Alors je préférais nier son existence et ne plus jamais le revoir. A présent, il était mort pour moi. Même si, pour préserver mon frère de ce conflit, je devais me priver de sa présence. Parce que je ne voulais pas l’obliger à choisir un camp et encore moins qu’il me choisisse moi. S'il l'avait fait, j’aurais subi tout ça pour rien, puisqu’il ne pourrait même plus profiter de la somme exorbitante qu’avait touché mon père. Et puis, comment pourrais-je le protéger et veiller sur lui, alors que j’étais à Poudlard ? Non, c’était impossible. J’avais beau tourner le problème dans tous les sens, aucune solution ne pouvait nous rendre vraiment heureux. Mais j’avais beau avoir conscience de prendre la meilleure des décisions, les traces que ses larmes avaient laissées sur le parchemin ouvraient une nouvelle blessure en moi….

Perdu dans mes pensées, je déambulai dans les couloirs, sans but. Après tout, j’avais fini mes devoirs et je n’avais aucun client à voir ce jour-là. J’étais donc libre comme l’air et c’était tellement rare que j’avais le plus grand mal à savoir comment utiliser ce temps qui m’était octroyé. J’aurais pu aller m’entraîner dans l’un de mes clubs, ou retrouver mes camarades de l’ordre, mais à vrai dire, après avoir reçu ce courrier, j’avais plutôt envie d’être seul… Et à cette heure-ci, je ne voyais qu’un seul endroit où je pourrais être réellement tranquille. Instinctivement, mes pas trouvèrent le chemin de l’écurie. Depuis mon entrée à Poudlard, je m’y rendais régulièrement, pourtant je n’avais jamais rejoint le club d’équitation. J’y avais songé, bien sûr, mais finalement, j’avais opté pour des disciplines que je ne maîtrisais absolument pas et qui me rendraient plus fort au combat, que ce soit avec une baguette ou avec une épée. Alors que j’étais déjà un bon cavalier. J’aimais monter à cheval qu’il possède des ailes, ou non. Même si j’aimais vraiment voler… Mais ce jour-là, je n’étais pas venu pour programmer une petite escapade. Au contraire, si j’entrais dans l’écurie, ce n’était pas pour en sortir mais bien pour m’y réfugier. Cela pouvait paraître curieux, mais à force de venir ici, j’avais fini par réaliser qu’il y avait des box où personne n’allait jamais : ceux des sombrals. Et en particulier, le box d’un vieux mâle à la respiration sifflante. Personne ne voulait entendre le son macabre d’un animal agonisant et invisible – sauf si vous aviez la faculté de voir ces créatures funestes. La plupart des élèves préféraient éviter la compagnie de créatures aussi étroitement liées à la mort, mais dès qu’il s’agissait de Sylas – je l’avais nommé ainsi, afin de lui parler, même si je ne pouvais pas le voir – cette méfiante était considérablement décuplée. Cependant, ce n’était pas pour me déplaire. Au contraire, cela me permettait de pouvoir disparaître quelques heures sans être dérangé. Du moins c’était ce que je croyais…

Bien installé dans une botte de paille au fond du box, je dépliai à nouveau le parchemin, relisant encore et encore l’écriture maladroite d’Alys. Peut-être qu’ainsi j’essayais de me raccrocher à ce lien intangible qui nous unissait encore, malgré les épreuves qui s’étaient toujours mises en travers de notre route. J’étais déchiré par chacun de ses mots… L’émotion était telle que je sentis ma maladie prendre à nouveau le dessus. D’ordinaire, mon orphéose était encore assez légère et il m’arrivait même de passer un ou deux jours entiers sans faire une crise,
même en fin de journée. Mais dès que l’émotion me submergeait – en particulier s’il s’agissait d’une grande tristesse – j’étais fragilisé, au point de voir mon corps me lâcher totalement. Et les chances de faire une crise s'accroissaient considérablement. Incapable de lutter, je me sentis glisser rapidement dans l’inconscience. Profondément endormi, je n’avais pas conscience du temps qui passait. J’aurais tout aussi bien pu rester endormi une heure sur cette botte de paille, ou tout juste cinq minutes…  Quand soudain, une vague d’eau froide m’arracha de mon sommeil. Sous le choc, je me redressai brutalement dans un cri de surprise. L’eau fraîche s’insinuait à travers mes vêtements, me glaçant jusqu’aux os. Mais le pire restait cette odeur nauséabonde qui s’en dégageait… C’était de l’eau croupie ! Fronçant le nez, je relevai la tête, me retrouvant face à Overland de Lioncourt, visiblement fier de son mauvais coup. J’aurais dû m’en douter venant de lui, je ne pouvais m’attendre qu’à ce genre de coup bas, puisqu'à mon égard, il n’était jamais à court de méchanceté. « Alors princesse, on pique un petit roupillon en attendant le prince charmant ? T'as pas compris que c'était pas pour toi ? » Oh si, ça je l’avais compris. Moi je n’avais droit qu’aux crapauds dans son genre. Et je comptais bien lui dire en face, quand je remarquai la lettre de mon frère : trempée et à moitié déchirée, elle avait glissé sur le sol. Le parchemin était en si mauvais état qu’il en était devenu illisible. Mon cœur se serra douloureusement dans ma poitrine et je dus fermer les yeux afin de retenir mes larmes. « Ma lettre… » Il n’en restait rien, juste le vague souvenir des paroles de mon petit frère, et c’était ce qui me blessait le plus. Je me fichais de mes vêtements mouillés et de l’odeur pestilentielle que je dégageais, je ne pensais qu’à mon précieux courrier. Si bien que j’en oubliais de lui répondre. A quoi bon ? Je n’avais pas envie de rentrer dans son jeu de toute façon et je préférais de loin l’ignorer. Parce qu'il détestait ça. Alors ce serait bien pire que toutes les insultes qui me seraient sans aucun doute passées par la tête.

Les poings serrés par la rancœur, je lui tournai le dos, afin de poser délicatement le parchemin sur un tas de paille sèche. Le conserver était inutile à présent, mais je ne pouvais me résoudre à le jeter. Il était encore bien trop précieux pour moi…
Sans un mot, je déboutonnai alors ma chemise, avant de la retirer doucement, la laissant ensuite tomber sur le sol. Sans aucune pudeur – en tant que prostitué, je n’avais de toute façon plus ce luxe – je commençai ensuite à déboutonner mon pantalon, afin de le faire glisser le long de mes jambes, retirant également mes chaussures pour pouvoir me débarrasser du vêtement. Vérifiant que personne d’autre ne pouvait le voir – Overland ayant de toute façon déjà le loisir de  me voir nu quand ça lui chantait -  j’ôtai finalement mon boxer, ne gardant alors que mes chaussettes qui avaient étrangement été épargnées. Rassemblant ma tenue, j’attrapai le tuyau qui servait généralement à donner à boire aux chevaux et dans l’urgence, je rinçai abondamment les vêtements souillés, sachant pertinemment que je ne pourrais pas faire de miracle. Pourtant, c’était déjà mieux que rien…  Essorant ensuite chaque partie de la tenue, je décidai de les suspendre aux crochets qui permettaient de ranger le matériel d’équitation. Inquiet à l’idée que quelqu’un s’imagine que je me donnais en spectacle en m’offrant à un client dans un box, j’attrapai une des couvertures appartement à Sylas afin de l’enrouler autour de ma taille. Puis, par mesure de précaution supplémentaire, je retournai à l’intérieur du box. « Sans rancune, mon vieux Sylas... Je te rendrais ta couverture plus tard. » J'avais prononcé ces paroles à voix basse. Juste pour moi. Pourtant, un hennissement sourd et amical me répondit. Peut-être qu'au fond, il appréciait vraiment mes visites et les friandises que je lui apportais parfois et j'étais ému qu'il ait justement choisi ce moment-là pour se manifester.

Assis à côté de ce qu’il restait de la lettre d’Alys, j’effleurais le papier humide, du bout des doigts. Une boule se formait dans ma gorge alors que la colère me brûlait toujours les veines… Ce mec était doué pour me pourrir la vie et, malheureusement, je n’avais pas le pouvoir de lui rendre la pareille. Au moins, quand j’étais trop occupé à le haïr, j’en oubliais presque le trouble qui m’avait envahi à l’idée de me retrouver à nouveau nu, devant lui. Je pouvais pourtant sentir son regard me caresser et ça aurait sans doute dû me dégoûter, j’en avais conscience – ce mec était un monstre – mais il m’était de plus en plus difficile de ne pas ressentir ce désir parmi la répulsion, cette envie mêlée de haine.



« Because there's what I believe and then there's you. »
OVYRAH ∞ Never thought you'd make me perspire. Never thought I'd do you the same. Never thought I'd fill with desire. Never thought I'd feel so ashamed. Me and the dragon can chase all the pain away. So before I end my day. Remember... My sweet prince, you are the one. ♣️ Placebo
   

(c) Myuu.BANG!

   
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Overland de Lioncourt
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MessageSujet: Re: Sleeping Beauty [Sorah] Ven 29 Aoû - 20:52

Oui, j'avais peut être été un peu loin en le suivant tout l'après midi et en lui jetant de l'eau juste car je ne supportait pas le voir dormir paisiblement … Oh, pas loin vis à vis de lui, il n'était rien ! Mais disons que je me laissais peu à peu contrôlé par une obsession que je ne devais pas avoir. Il était juste une belle gueule, une belle gueule que je voulais posséder et utiliser comme un produit lors de soirées ou autres. Il était ma chose, le fruit de mes doigts délicats et je ne devais rien éprouver d'autres qu'une grande satisfaction à le voir gagner en succès. Pourtant … pourtant son succès me donnait envie de crever, je ne supportait pas qu'on le regarde et surtout je ne supportais plus de le regarder, tout comme il m'était devenu impossible de tout simplement ne plus le voir. Sorah sale démon, sale hybride, ton charme ne fera jamais effet sur moi ! Je te ferais vivre un enfer pour avoir simplement pensé pouvoir me manipuler … car oui, pour moi il était l'unique responsable, pauvre fou qui se voulait marionnettiste alors qu'il n'était rien, absolument rien ! Pitoyable créature baignant dans la fange et que j'avais rapproché de son état naturel en lui jetant ce seau. Mais alors que j'affichais un sourire satisfait, jubilant d'avance de le voir s'énerver et perdre pied tout en sachant qu'il ne pourrait jamais rien contre moi, il n'y eut rien, absolument rien … Ce connard m'avait tout simplement ignoré, trop concentré sur les reste de ce qui avait dû être un jour un parchemin de seconde main.

« Hey enfoiré ! Tu vas me répondre oui ? »

Et bien entendu, face à sa non réaction, mes poings se serrèrent alors que ma respiration se faisait plus forte à mesure que ma colère montait. Pour qui se prenait-il franchement ? Il ne pouvait pas m'ignorer, il n'en avait plus le droit, à présent il me devait tout et particulièrement le respect ! J'étais déjà prêt à lui décocher une droite, mes phalanges devenant blanches, jusqu'à ce qu'il … qu'il se mette à se déshabiller. Autant dire que j'en ai perdu tout mes moyens tellement je ne m'attendais pas à ce qu'il se mette à nu aussi facilement devant moi alors qu'il avait toujours fait de son mieux pour me compliquer la tâche quand je désirais lui retirer ses guenilles. Je me mordais la lèvre inférieur en le voyant faire, lâchant un léger gémissement presque inaudible en le voyant nu devant moi, surtout avec ce tout dernier détail encore à ses pieds qui me faisait beaucoup d'effet. Qu'est-ce qu'il était magnifique … je me souvenais de ce premier jour où je l'avais vu, de ce moment où j'avais croisé son regard et que je n'avais pu m'en détacher … il était la plus belle chose que je n'avais jamais vu et ses traits si parfaits continuent encore aujourd'hui de hanter mes songes. J'avais tout fait pour avoir le privilège de le voir, de le posséder dans sa plus grande intimité … il était cet ange de beauté que j'avais toujours désiré et le voir là maintenant … tout mon corps s'enflammait de désir !

Mais je serrais de nouveau les poings. Quel jeu pervers jouait encore cet enfoiré ? Était-ce là une nouvelle stratégie afin d'essayer de m'atteindre ? Voulait-il me rendre fou ?! J'étais persuadé que tout ceci avait été fait à raison, il ne pouvait pas s'être simplement dénudé ainsi devant moi pour simplement se poser comme ci de rien était, non, jamais ! Il avait toujours eut un tempérament de feu et maintenant je devais croire qu'il ne m'en voulait pas et allait simplement passer à autre chose ? Bien sûr je voulais briser son esprit pour justement arriver à ce résultat mais c'était bien trop rapide pour être naturel ! Je traversais le box en quelques pas, me baissais et passais ma main autours de son cou avant de le plaquer contre le mur fortement, à califourchon sur lui, alors que de mon autre main j'attrapais un morceau de sa précieuse lettre que je lui enfonçais dans la bouche, y laissant mes doigts pour l'empêcher de déglutir.

« Alors, toujours aussi important pour toi ce parchemin ? J'espère que tu apprécies le goût de ton ignorance ! Tu es ma chose, tu as bien compris ? Alors quand je t'insultes, tu réagis. Que tu m'engueules, que tu rampes au sol telle une larve pour implorer mon pardon, je m'en fiche ! Mais fais moi encore ce coup là et je te le ferais amèrement regretter … » Je retirais lentement mes doigts et alors que mon regard n'était que haine … d'un coup je me mis à baisser la tête. J'observais son corps mais surtout sa respiration haletante … J'étais responsable de ça ? Mais surtout pourquoi me demandais-je si j'en étais responsable ? Finalement je relevais la tête, enlevais le bout de parchemin de sa bouche pour, sans m'en rendre compte et très étrangement, le poser près des autres morceaux et je l'embrassais vivement et avec bien plus de tendresse qu'à l'accoutumé.
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Sorah Cohen
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MessageSujet: Re: Sleeping Beauty [Sorah] Mer 10 Sep - 1:32


Comme je m’y attendais, il n’avait pas apprécié que je riposte en ignorant sa présence. Il aurait sans doute préféré que je l’insulte, que je lui crache mon venin. Parce que ça lui donnait de l’importance et surtout parce qu’il savait que je ne pourrais jamais me venger comme je le désirais. De par son rang, il était intouchable et quoi que je fasse, je serais toujours tenu comme responsable. Son père m’avait acheté, je n’étais qu’un hybride, une pute. Mais un jour, tout serait différent. La rébellion nous rendrait nos droits et je pourrais enfin être libre et reprendre la vie où je l’avais laissé, en bien mieux puisque je ne serais plus jugé sur mon sang. Pourtant, à cet instant, cette utopie me semblait bien loin… J’avais beau me battre pour cette cause, lorsque je me retrouvais seul, je devais faire face à ma condition et aucun espoir ne pouvait m’aider à lutter contre tout ça.
Perdu dans mes pensées, je ne l’avais pas vu se diriger vers moi jusqu’à ce que je sente ses doigts sur ma gorge. Surpris, il me fallut quelques secondes avant de réaliser ce qui se passait, tandis qu’il me plaquait contre le mur. Paniqué, je tentais rapidement de me débattre mais il me tenait si fermement que le moindre mouvement m’arrachait une douleur vive au niveau de la gorge. Installé à califourchon au-dessus de moi, il coinçait mon corps avec le sien et je pouvais sentir la chaleur de sa peau à travers l’épaisseur de la couverture. Ce contact me répugnait tout autant qu’il m’excitait… Comment pouvais-je songer à ça alors que sa main serrait ma gorge comme un étau ? Quelque chose clochait dans mon esprit et à cette idée, un vif sentiment de honte s’empara de moi… A quel point m’avait-il brisé sans que je m’en aperçoive ? Était-ce ses jeux pervers qui m’avaient poussé à ressentir ce genre de choses ou étais-je déjà malsain avant qu’il ne me touche ? Je ne parvenais pas à le savoir et plus j’y réfléchissais, plus un malaise étrange s’insinuait en moi. Peut-être qu’au fond, je ne voulais pas connaître la réponse…

Alors que je pensais que la situation ne pouvait pas s’empirer, me retirant dans un recoin de mon esprit, le temps d’encaisser sa haine, je réalisai soudain que je me trompais… En effet, de sa main libre, il avait attrapé un morceau de ma lettre afin de me l’enfoncer au fond de la gorge. La douleur était telle que les larmes me brûlèrent instantanément les yeux. Outre la blessure sentimentale que son geste m’infligeait, il laissait également ses doigts dans ma bouche, m’empêchant ainsi de déglutir alors que j’avais le sentiment d’étouffer peu à peu… Littéralement paniqué, je sentis ma respiration devenir difficile et s’accélérer, alors que je ne pensais qu’à une seule chose : la haine que je ressentais à son égard à cet instant. Son geste était pire que tout ce qu’il avait pu me faire jusqu’à présent. La douleur physique n’était rien comparée à l’idée de m’étouffer avec la lettre de mon frère… Ce parchemin sur lequel il avait pleuré en me suppliant de revenir à la maison. J’aurais préféré qu’il me frappe, qu’il me force à coucher avec lui… Toutes ces choses, j’avais appris à les endurer, à me battre avec, mais il n’avait pas le droit de toucher à ma vie privée, à mes sentiments pour le seul être qui me restait encore. Ma gorge me brûlait et j’avais de plus en plus de mal à reprendre ma respiration, pourtant, comme si la situation n’était pas encore assez difficile, j’étais contraint de supporter ses babillages absurdes d’enfant gâté. « Alors, toujours aussi important pour toi ce parchemin ? J'espère que tu apprécies le goût de ton ignorance ! Tu es ma chose, tu as bien compris ? Alors quand je t'insultes, tu réagis. Que tu m'engueules, que tu rampes au sol telle une larve pour implorer mon pardon, je m'en fiche ! Mais fais moi encore ce coup là et je te le ferais amèrement regretter … »

Sûrement fier de son caprice, il retira enfin ses doigts, me permettant de respirer et de déglutir plus aisément. Puis contre toute attente, il retira également le papier qui obstruait ma gorge, le reposant à côté des autres morceaux. Comme si de rien était. Sauf que le mal était fait… ma lettre était définitivement détruite par son égoïste et son sadisme de sang pur en mal d’attention. Et rien ne pourrait me rendre les mots de mon petit frère à présent. Du moins, je n'étais pas assez doué en magie pour réussir ce genre de sortilège. Fou de rage, je me massais un instant la gorge avant de planter mon regard sombre dans le sien. Prêt à répliquer, j’étais sur le point de lui lancer une remarque cinglante quand ses lèvres s’emparèrent soudainement des miennes. Pris de court, je le laissai faire, surpris malgré moi par le semblant de tendresse qui émanait de son geste. Mais je n’étais pas dupe, il se jouait encore de moi. Peut-être espérait-il ainsi adoucir les conséquences de son geste, mais c’était impossible. Aucun baiser, aussi agréable soit-il ne pourrait me faire oublier ma haine à son égard. Pourtant, la caresse de ses lèvres m’avait bien plus perturbée que je n’osais bien me l’avouer. Et je sentais toujours l’étreinte chaude de sa bouche… Serrant les poings, je braquai mon regard sur lui. « Ne me touche pas… Ne joue pas à ça… » Sur ces mots, je le repoussai violemment loin de moi. « Sale connard ! Tu veux que je t’insulte, hein ? Tu veux savoir à quel point tu me dégoûtes ? » Sans le quitter des yeux, je m’étais levé progressivement. « Tu n’es qu’un monstre… Une bête égoïste qui se plait à détruire les autres… Mais tu n’y parviendras jamais… Tu ne réussiras pas à me détruire… » Je perdais le contrôle à mesure que la rage prenait le pas sur la raison. Il était allé trop loin en venant s’en prendre à moi dans un moment d’intimité où je pensais à mon frère, ma seule famille. S’en prendre à cette part si sensible de ma vie, c’était pire que toutes les douleurs physiques qu’il pourrait m’infliger. Alors je n’avais plus peur. Ma colère avait tout effacé, et je ne ressentais plus que cette haine viscérale qui me bouffait de l’intérieur. Comment pouvais-je même désirer son contact alors que par moment, je supportais à peine de croiser son regard ? Etait-ce une ruse des de Lioncourt ? Une potion qu’ils glissaient dans mes repas ? Je ne me reconnaissais plus…

Mon regard se fit plus intense, plus menaçant, tandis que je serrais les poings. J’aurais sans doute dû le frapper, l’insulter. Mais je préférais de loin le provoquer, lui montrer qu’il ne ferait pas de moi son esclave, que j’étais toujours libre et indomptable. Même s’il m’obligeait à me prostituer, il n’aurait jamais aucune prise sur mon esprit. Jamais. « Tu ne pourras jamais comprendre ce pour quoi je me bats… Ce qui me rend fort… » Je désignais la lettre. « Lui il me rend fort ! Alors oui, ce bout de parchemin est toujours aussi important.  Mais avoir détruit sa lettre, ses mots, ça ne fera que renforcer ma détermination… » Et ma haine… Pourtant ce mot n’était pas sorti. Il me ramenait vers ces pensées inavouées et j’étais effrayé à l’idée qu’il les découvre. Comme pour me rassurer, je continuais à déverser ma rage sur lui, dans un flot ininterrompu de paroles. « Je ne serais jamais à toi… Jamais. Alors vas-y, termine ce que t’as commencé. Parce que tu peux toujours crever pour que je rampe devant toi… » Un sourire provocateur se dessina au coin de mes lèvres. Bien sûr, je savais qu’il n’en ferait rien. Non pas parce qu’au fond c’était un mec bien, loin de là, mais parce que sa famille ne le lui permettrait pas… Mais ce n’était certainement pas l’envie qui lui manquait, j’en étais persuadé. Depuis le premier jour, il me traitait comme de la merde et ça ne pouvait cacher qu’une profonde aversion à mon égard. Peut-être qu’il ne supportait simplement pas les hybrides. Mais je me fichais bien de savoir pourquoi il agissait comme le dernier des connards. Rien ne pourrait jamais excuser son comportement. Il était comme tous ces autres sang-purs privilégiés que je rêvais de voir tomber. « Tu es aussi impuissant que moi. Tu ne peux pas me tuer, ni même m’abimer durablement. Ton père serait furieux d’avoir dépensé son argent sale pour moi si je ne peux plus travailler… » Cette constatation ne pourrait pas me sauver, au contraire, elle prouvait à quel point j’étais enchaîné à cette vie de débauche… mais le savoir aussi impuissant que moi à ce sujet me remontait un peu le moral. La moindre petite victoire sur lui était bonne à prendre.



« Because there's what I believe and then there's you. »
OVYRAH ∞ Never thought you'd make me perspire. Never thought I'd do you the same. Never thought I'd fill with desire. Never thought I'd feel so ashamed. Me and the dragon can chase all the pain away. So before I end my day. Remember... My sweet prince, you are the one. ♣️ Placebo
   

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Overland de Lioncourt
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ϟ ÂGE : 18 ans
ϟ ALLÉGEANCE : Les de Lioncourt vu que je suis moi même un
ϟ BUT : Célibatairement en proie à un sentiment que je refuse pour un beau demi-vélane ...
ϟ EPOUVANTARD : Ce dit demi-vélane, Sorah, en train de mourir sous mes yeux.
ϟ PATRONUS : Un paon
ϟ MIROIR DU RISED : Moi dans les bras d'un homme que je pense reconnaître ... une bague à l'annulaire.


LOVE IS A REVOLUTION
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MessageSujet: Re: Sleeping Beauty [Sorah] Dim 12 Oct - 21:10

Je l'avais embrassé … je l'avais détruit, du moins je m'aimais, et me détestais, à le voir ainsi, et après je l'avais embrassé, embrassé pour une raison qui m'échappait car elle n'était nullement dirigée par un plaisir uniquement sexuelle. Mais je refusais d'y penser, refusais de comprendre et de toute manière je n'eus pas vraiment le temps d'y passer plus de temps car Sorah me repoussa vivement, me faisant tomber à la renverse un peu plus loin avant de me cracher un venin qui avait sans doute été stocké depuis trop longtemps. Je le regardait les yeux grands ouverts, ne sachant trop comment réagir et surtout profondément choqué, choqué car je savais que ce qu'il disais était vrai. J'étais un monstre et un connard, je prenais un plaisir à le détruire mais surtout … surtout … je ne supportais pas de ne pas obtenir ce que je voulais de lui tout comme je ne supportais pas de le désirer autant d'une manière que je ne devrais pourtant pas, une manière que je me refusais d'admettre. Et pourtant à l'entendre j'avais presque envie de pleurer, il avait cette force que je ne possédais pas et que je ne posséderais jamais. Il était ma chose et pourtant il avait l'ascendant. Mais surtout je l'avais lui et il m'étais totalement impossible d'espérer le faire mien … Non pas l'aimer, je ne pouvais aimer un hybride, mais au moins en faire mon amant consentant, celui qui me donnerait du plaisir dans une vie où aucune femme ne pourrait jamais me combler. Et au final je me sentais déchiré de l'intérieur d'un sentiment totalement contradictoire.

Puis mon sang se mit à bouillonner, mon naturel s'éveillant de nouveau peu à peu. Je n'étais pas du genre à m'écraser, pas du genre à m'excuser et supplier pour un pardon que je pensais injustifié. Il n'était rien, absolument rien ! Il se battait contre le vent, se donnant cœurs et âme à une lutte qui n'avait pas lieu d'être. J'étais son maître et il n'était qu'une merde qui n'avait rien à dire là dessus. Je me redressais, retirant de mes vêtements la crasse du fait d'être tomber et, sans prévenir, je décochais une violente droite à l'hybride. Je l'observais alors de toute ma hauteur, l'oeil sévère et plein de haine.

« Je n'ai pas à te détruire car ton père l'a déjà fait ! Je ne suis que ton geôlier mais au final … les responsables de ta situation sont ceux là même que tu essaye de défendre !. Quand à être impuissant … » Je regardais mon poing avant de sourire en coin « Tu as raison, je ne peux pas ta faire du mal, du moins pas définitivement. Mais te faire passer un sale quart d'heure ? Oh ça oui certainement ! Car tu vois, ce qui est « magique » est justement de pouvoir te faire souffrir comme un taré et tout effacer d'un coup de baguette. D'ailleurs … »

Et sur ces paroles je lui donnait un second coup de poing qui cette fois devait le mettre à terre. Aussitôt je me plaçais sur lui et lui maintenait son visage contre le sol. J'avais envie de le tuer … tellement envie de le tuer, mettre fin à cette mascarade. Je voulais le faire souffrir mille mots pour lui faire payer, payer tous les affronts qu'il avait pu me faire alors que je le sortais de sa vie de merde pour servir une grande famille car oui c'était une chance ! Mais en même temps … je me savais incapable de véritable lui faire du mal, de terminer sa vie alors qu'en effet je le détruisais par mon caprice … Pourquoi ressentais-je autant de remords ? Je n'avais jamais connu le remord et lui … il me rendait dingue ! Pas dingue d'amour mais complète fou, malade, incapable de penser par moi même.

« Pourtant tu sais j'essaye, j'essaye de me montrer un peu plus tendre avec toi, de te faire comprendre l'honneur que je t'ai fait en te choisissant ce jour là. Mais toi … toi ! Tu refuses cette tendresse ! Tu ne veux rien qui vienne de moi et tu te créé ton propre enfer ! Alors ne rejette pas sur moi la faute de ton propre dégoût ! Je pourrais tout te donner si tu n'acceptais ne serait-ce que de m'écouter … » Je m'approchais de son oreille et lui murmurais « Même ton frère. » Même si cela était un mensonge, je ne savais pas si c'était possible et encore moins si je le voulais. Mais bon, il lui fallait bien une carotte !
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Sorah Cohen
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OVYRAH ∞ i'm crying out, i'm breaking down. i am fearing it all, stuck inside these walls. tell me there is hope for me. is anybody out there listening? can't you hear my call? are you coming to get me now? i've been waiting for you to come rescue me. i need you to hold all of the sadness i can not, living inside of me.


ϟ ÂGE : Dix-huit ans
ϟ ALLÉGEANCE : Les rebelles
ϟ BUT : Une seule et unique personne jusqu'à la fin de ma vie comme tout demi-vélane. Un jeune noble que je devrais haïr...
ϟ EPOUVANTARD : Des chaînes enserrent lentement mes poignets. Et lorsque je suis leur trajectoire sinueuse sur le sol, je vois Alys, mon petit frère, enchaîné en face de moi. Il pleure, il se débat. Et je ne peux rien faire pour le sortir de là, ou même le consoler.
ϟ PATRONUS : Un once (léopard des neiges)
ϟ MIROIR DU RISED : Ma mère et mon frère qui rient et courent au bord du lac de mon enfance, alors que, assis plus loin, je sculpte une magnifique baguette magique. Un homme est installé avec moi, mais je ne peux pas voir son visage car il me tourne le dos...



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MessageSujet: Re: Sleeping Beauty [Sorah] Mer 15 Oct - 2:48


Mes paroles avaient atteint leur but. Au début, j’avais même cru qu’il avait été réellement blessé par mes mots. Mais c’était une illusion. Il était incapable de ressentir la moindre culpabilité, la moindre douleur. Les monstres ne regrettent jamais, ils ne souffrent pas à cause du mal qu’ils engendrent. Il était bien trop égoïste pour voir que je n’étais pas un simple jouet de plus. Et je le détestais pour ça. Mais pas autant que je l’aurais voulu… Quelque chose me retenait. Et je ne voulais absolument pas savoir quoi. Soudain, la surprise avait disparu de ses yeux et il se releva, époussetant ses vêtements avec toute l’arrogance dûe à son rang. Il était de retour, et l’accalmie n’avait sûrement durée que quelques secondes. Quelques instants de liberté dérobés que je n’étais pas prêt d’oublier. Et j’ignorais à quel point jusqu’à ce que ses phalanges ne viennent s’écraser sur mon visage dans une douleur violente et lancinante. Son regard était ravagé par la haine à présent et le soutenir était presque aussi douloureux que le coup qu’il venait de m’assener, pourtant, je ne détournai pas les yeux, bien décidé à lui montrer que je n’avais pas peur de lui. Il m’avait déjà si souvent blessé, humilié, détruit. Je n’étais plus vraiment impressionné ou même choqué par sa violence. Il restait égal à lui-même, un connard pourri gâté qui ne pensait qu’à sa petite personne. C’était écoeurant. Mais lorsqu’il prenait la parole, c’était pire encore.

« Je n'ai pas à te détruire car ton père l'a déjà fait ! Je ne suis que ton geôlier mais au final … les responsables de ta situation sont ceux là même que tu essaye de défendre !. Quand à être impuissant … » Il observait son poing en souriant, comme s’il était fier de lui. Et je ne doutais pas un seul instant que ce soit effectivement le cas. Pourtant, il ne comprenait rien. Je ne protégeais pas mon père. Au contraire, je le haïssais de m’avoir vendu, d’avoir gâché ma vie… Toute mon attention, ma protection et mon affection étaient dirigées uniquement vers mon petit frère. Il n’y avait plus que lui qui comptait à mes yeux. Mais ça, il ne pourrait jamais le comprendre…   « Tu as raison, je ne peux pas ta faire du mal, du moins pas définitivement. Mais te faire passer un sale quart d'heure ? Oh ça oui certainement ! Car tu vois, ce qui est « magique » est justement de pouvoir te faire souffrir comme un taré et tout effacer d'un coup de baguette. D'ailleurs … » Sur ces mots, il m’assena un second coup de poing, si puissant cette fois que je me retrouvai à mon tour projeté sur le sol. Encore une fois, je ne l’avais pas vu venir et je n’avais pas eu le temps de me défendre. Et avant que je ne puisse reprendre mes esprits, il se plaça au-dessus de moi, maintenant fermement mon visage contre le sol. C’était humiliant, douloureux… J’aurais voulu le frapper à mon tour, lui cracher au visage, mais tout ce que je pouvais faire pour le moment, c’était me débattre. Sans succès.

« Pourtant tu sais j'essaye, j'essaye de me montrer un peu plus tendre avec toi, de te faire comprendre l'honneur que je t'ai fait en te choisissant ce jour là. Mais toi … toi ! Tu refuses cette tendresse ! Tu ne veux rien qui vienne de moi et tu te créé ton propre enfer ! Alors ne rejette pas sur moi la faute de ton propre dégoût ! Je pourrais tout te donner si tu n'acceptais ne serait-ce que de m'écouter … » Il se pencha alors lentement vers moi afin de murmurer au creux de mon oreille, m’arrachant quelques frissons au passage, sans que je ne sache si c’était du dégoût ou bien un désir malsain… « Même ton frère. » Non ! J’aurais voulu hurler, mais la douleur m’étranglait encore la gorge. Pourtant, il allait beaucoup trop loin et je ne pouvais pas le laisser m’empoisonner avec ses paroles… Pensait-il vraiment que j’étais si bête, si facile à duper ? Tout ça parce que j’étais un hybride ? Ses pathétiques tentatives de manipulation ne marcheraient pas avec moi. Plutôt crever. « Ne touche pas à mon frère… » Les dents serrées, je trouvais enfin la force de le repousser, libérant enfin ma tête qui était si douloureuse que lorsque je parvins enfin à me redresser et à vaincre les vertiges, je ressentais toujours la pression de sa main, comme si ma tête était coincée dans un étau. « Je ne te laisserai pas l’amener dans ton bordel sous prétexte de me faire une faveur…  Je ne crois pas à ta pseudo tendresse. Tu ne sais même pas ce que ce mot signifie… » Un rictus amer se glissa au coin de mes lèvres, alors que je tentais de remettre la couverture en place. En effet, elle s’était légèrement défaite durant ma chute, laissant entrevoir une partie de mon intimité. Ce n’était toujours pas parfait, mais elle me couvrait un peu mieux à présent.

« Vendre mon corps pour le compte de ta famille n’a rien d’un honneur. Je sais ce que ça fait de moi. Ce que tu as fait de moi ! Et tu espères que je vais l’accepter ? Entrer dans ton jeu et faire tout ce que tu désires ? Je ne suis pas un de tes jouets… Et te laisser me salir sans rien dire serait le pire des enfers pour moi… Je préfère encore souffrir…. » A quoi est-ce qu’il s’attendait bon sang ? Y avait-il vraiment des prostitués dans leur bordel qui acceptaient ce genre de proposition ? Le peu de dignité qui me restait m’empêchait de baisser les bras, de renoncer à la force qui me permettait de me relever à chaque fois que la douleur devenait trop insupportable. « A quel moment m’as-tu montré la moindre tendresse ? Quand tu m’as violé pour m’apprendre mon nouveau métier ? Quand tu me frappais pour que j’obéisse ? » Un rire roque s’échappa de mes lèvres. « Je n’avais jamais échangé plus qu’un baiser et des caresses avant ça… J’étais vierge et il a fallu que tu me touches de cette façon… J’aurais encore préféré que tu laisses un de tes clients le faire. La plupart sont plus doux que tu ne le seras jamais. » Je ne me faisais aucune illusion à son sujet. J’étais même persuadé qu’il prenait son pied en m’écrasant, en me voyant souffrir sous ses coups de rein. Tout ça n’était qu’une mascarade afin d’étouffer mes actes désespérées de rébellion. Parce qu’il ne supportait pas que je lui tienne tête, que je me relève à chaque coup et que je me refuse toujours à accepter ses ordres, quels qu’ils soient. Mais ce qu’il n’avait toujours pas compris c’est que plus il détestait mes actes, mes paroles, et plus je ressentais le désir de continuer à m’opposer à lui.

Encore sonné par ses coups, je me redressai complètement, époussetant ma couverture, comme il l’avait fait avec ses vêtements. « Ne fais pas semblant de savoir qui je suis… Ou qui je protège. Je hais mon père encore plus que je ne peux te haïr. Ce qu’il m’a fait, je ne pourrais jamais l’oublier. Il n’y a rien de pire que d’être trahi par ce que l’on aime. Mais ne t’avise pas de sous-estimer ce que je peux faire pour Alys… Parce que si tu t’en prends à mon petit frère, je n’aurais plus aucune raison de rester ici. » En effet, si je n’avais pas eu peur qu’ils décident de prendre mon frère à ma place, j’aurais quitté Poudlard afin de rejoindre une école de magie, le plus loin possible des de Lioncourt et de leurs bordels sordides. J’aurais pu changer de nom, réécrire ma vie, prendre un nouveau départ. Mais j’étais incapable de laisser mon frère souffrir à ma place. Au contraire, j’aurais pris la sienne s’il avait été choisi, je l’aurais protégé de tout, même de moi. Et c’était pour cette raison que je ne pourrais pas le voir avant un an. Moins il en savait au sujet de ma nouvelle vie, mieux il se porterait. Je ne voulais pas lui arracher son innocence, de la même façon que l’on m’avait pris la mienne.
Relevant la tête - comme si un énorme hématome n’était pas déjà en train de fleurir sur ma joue – je braquai mon regard sur lui. Jamais il ne pourrait anéantir la force qui me maintenait en vie.



« Because there's what I believe and then there's you. »
OVYRAH ∞ Never thought you'd make me perspire. Never thought I'd do you the same. Never thought I'd fill with desire. Never thought I'd feel so ashamed. Me and the dragon can chase all the pain away. So before I end my day. Remember... My sweet prince, you are the one. ♣️ Placebo
   

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Sleeping Beauty [Sorah]

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